C’est parti comme promis pour mon test de l’énorme set LEGO Star Wars 75419 Death Star UCS (9023 pièces, 999,99€, 38 figurines), le nouveau gros set Ultimate Collector Series disponible à partir du 1er octobre 2025. Review complétée avec les commentaires des designers que j’ai eu l’opportunité d’interviewer cette semaine.

Premier sujet évident : le prix.
On savait que cela finirait par arriver vu le positionnement tarifaire de certains sets ces dernières années, ce n’était qu’une question de temps avant que LEGO ose sortir un set à 1000€, et cela fait des mois que tout ça a fuité et que la surprise est éventée. Après le vaisseau Star Wars 75331 The Razor Crest à 600€, la grande Tour Eiffel Icons 10307 Eiffel Tower à 630€, le Venator 75367 Venator-Class Republic Attack Cruiser UCS à 650€, la grue Technic 42146 Liebherr Crawler Crane LR 13000 et l’excellent navire Icons 10294 Titanic à 680€, l’ISD 75252 Imperial Star Destroyer UCS à 700€ ou encore le Faucon Millenium 75192 Millennium Falcon UCS et le quadripode impérial 75313 AT-AT UCS à 850€ (merci aussi les petites augmentations de prix de ces dernières années), un nouveau palier est donc atteint en 2025. Et on remarque que Star Wars est largement surreprésenté dans cette liste des sets à 600€ ou plus.
Alors oui, 1000€ c’est très cher, clairement. Plus de la moitié du SMIC pour un « simple » jouet, ça ne le mettra pas à la portée de toutes les bourses. On pourra tourner ça dans tous les sens et LEGO pourra insister sur la jouabilité du modèle autant qu’il veut, on est évidemment avant tout sur un gros objet de collection pour adulte aisé (et un bon moyen de faire le buzz pour LEGO). Cette course à la démesure est-elle une bonne chose ? Chacun aura son avis sur la question, et il y aura toujours des fans qui auront l’envie et les moyens de craquer. Certains collectionneurs sont prêts à dépenser un sacré budget pour leur passion et LEGO l’a bien compris.

L’autre point qui a beaucoup fait réagir, c’est le concept : grosso modo une tranche de Death Star plutôt qu’une grosse sphère. Un parti pris platiste avec un énorme avantage indéniable : c’est beaucoup plus facile à exposer que les gros vaisseaux UCS habituels ou qu’une grosse boule.
Néanmoins, beaucoup regretteront que la « Death Star ultime » à 1000€ ne soit pas une Death Star entière. Moi le premier, je vois les avantages de l’approche choisie et son originalité, mais j’aurais préféré une belle mise à jour du précédent modèle 75159 Death Star UCS, avec au passage de meilleures courbures grâces aux nouvelles pièces disponibles, et un peu plus grosse pour pouvoir bien soigner l’intérieur. Ce grand disque est impressionnant avec ses 70 cm de diamètre, mais une Death Star sphérique, même plus petite pour rester sur un nombre de pièces équivalent, amène à mes yeux un autre type de présence, même si c’est plus compliqué à exposer. Il va malheureusement probablement falloir attendre quelques années maintenant avant de pouvoir espérer un tel remake.
Le designer du set César Soares a expliqué que le développement s’est orienté vers ce concept façon « cross section » quasiment dès le départ, à partir d’un design préliminaire proposé par le concept designer Alexandre Boudon (ci-dessous le modèle qu’il avait construit pendant la « concept boost week »). L’objectif initial était justement de proposer quelque chose de différent des précédents modèles de Death Star, et qu’on aime ou pas, le contrat est rempli. Amusant de voir comment l’approche initiale empilait les cases de façon très linéaire, quand la version finale ne présente plus ce quadrillage très marqué.

Même si le concept est original, il souffre paradoxalement aussi d’une (suite…)